4. Can Nuru / Lumière de l’âme ()

texte et musique: Thierry Robin  / traduction turque:  Gülay Hacer Toruk

chant: Aziz Hardal / bouzouq: Titi Robin / ney: Yasin Özçimi / percussions: İzzet Kızıl

« L’âme est légère, telle un souffle, elle traverse les corps, L’âme est lumière… / Je suis en chemin, seul, sous le ciel d’un crépuscule automnal, je t’en prie, prends ma main et guide moi. / Les pierres sur le sentier me parlent de toi, les brindilles que le vent balaie me parlent de toi,  le vent siffle ton nom, le rossignol se souvient de ton passage, et moi, je cherche tes traces en ce monde… / L’âme est légère, telle un souffle, elle traverse les corps, L’âme est lumière… / (taqsîm ney) / Quand l’orage a éclaté dans le ciel,  j’y ai vu un signe de ton amour.  Quand la pluie a inondé le jardin de mon coeur,  j’y ai vu un signe de ton amour. Quand le feu a brûlé mon âme si fragile, j’y ai vu un signe de ton amour. Quand le monde a oublié jusqu’à mon nom, j’y ai vu un signe de ton amour… / L’âme est légère,  telle un souffle, elle traverse les corps, L’âme est lumière. »

Mon bouzouq, marié dès sa naissance au chant gitan méditerranéen, ressent une parenté forte et ancienne avec le chant soufi de Turquie et d’Asie Centrale. Il lui semble familier, intime. La poésie mystique de l’Islam est une source profonde d’ inspiration et je suis très heureux d’avoir pu rencontrer Aziz Hardal pour interpréter ce poème original. La pureté de sa voix me comble. Et Yasin Özçimi était là pour témoigner de la richesse d’une célèbre dynastie familiale de joueurs de ney. On peut noter des similitudes entre ce morceau et le couple bouzouq et cante flamenco que nous présentons fréquemment sur scène.